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MEDITO® Les médecins tous fonctionnaires ?


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Un texte provocateur du Dr Hervé Carter qui défend l’idée d’une fonctionnarisation de l’ensemble du corps médical. Ces idées ont déjà été exposées dans la presse médicale mais sans qu’elles aient occasionnées de débats ou de controverses. Ce qui est surprenant !

LA THESE aller au début
Compte tenu de notre perplexité, le
Dr Hervé Carter a accepté de se prêter au jeu des questions réponses. Réflexion politique et philosophique originale sur la place des médecins dans le système libéral.

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Préambule de Médito
  • Mon cher Hervé, je te connais depuis longtemps. J’ai toujours plaisir à voir la fougue et la verve avec lesquelles tu exposes tes idées.
  • Je ne les partage pas toutes.
  • Celles que tu exposes pour promouvoir l’idée d’une fonctionnarisation complète du corps médical, me déroutent plus que d’autres.
  • J’ai pensé que dans ces circonstances tu accepterais de nous donner certaines précisions sur ce sujet qui t’es cher et que tu as déjà exposé dans plusieurs publications médicales

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    Richard Wild

 

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Texte que nous a confié le Docteur Hervé CARTER et qui est paru également dans le Panorama du Médecin. Ces idées ont déjà été exposées dans d’autres publications comme le Quotidien du médecin. Vous pouvez nous adresser vos remarques que nous transmettrons à l’auteur.
Début du texte :

Dans les conventions médicales, le préambule rappelle le principe de « l’accès pour tous à des soins de qualité ». C’est la volonté des administrateurs de la Sécurité Sociale et du gouvernement qui a le pouvoir de donner force de loi aux textes conventionnels. D'ailleurs, la CNAMTS est un établissement public. Il n’y a donc rien d’étonnant que ce principe figure dans le préambule de toutes les conventions. Ainsi, il est clairement énoncé (sans le dire explicitement) que les médecins ont une mission de service public. Comme les Caisses, qui gèrent maintenant les dépenses, l’état et le Parlement qui gèrent les recette, sont garants de l’intérêt et de l’argent public, il est logique qu’ils édictent les règles, aussi contraignantes soient-elles, pour contrôler l’équilibre budgétaire de l’Assurance Maladie. Là où le système est pervers (est-c'une qualité nécessaire au recrutement des conseillers de nos ministres), c’est qu’on ne nous donne pas le statut inhérent à cette mission. On nous veut libéraux, on nous dit libéraux (dans les mêmes préambules des conventions). On joue sur les mots ! Mais la réalité de notre quotidien se détériore, car nous faisons les frais de l’affrontement de deux logiques, et nous cumulons les contraintes. Contraintes libérales : charges sociales élevées, charges de comptabilité, de local, de personnel, précarité de la clientèle, traitements entre les demandes des malades et les exigences économique. Contraintes du service public : restriction budgétaire, investissement obligatoire dans des activités non rentables (FMC , informatisation). Que les médecins fassent bien attention ! Les syndicats médicaux ne sont-ils pas naïfs quand ils défendent encore et encore notre statu libéral en dépit des réalités ?

Alors que notre salut, dans la logique qui prévaut dans toute la classe politique d’une Assurance Maladie basée sur l’Etat-Providence, c’est la FONCTIONNARISATION, pour mettre en accord notre statut avec les missions qui nous sont dévolues. Dans toute l’Europe, les seuls médecins que l’on n’entend jamais se plaindre, ce sont les médecins britanniques. Et c’est en Angleterre que la maîtrise des coûts de l’assurance maladie est la plus efficace. Sous tutelle claire des Caisses, salariés selon la grille des médecins conseils (20.000 à 40.000 Fr./Mois sur 14 mois par an), nous ne serions plus tiraillés entre des exigences contradictoire. Nous cesserions d’être schizophréniser. La tutelle, par la voix du Haut Comité de la Sécurité sociale, après décision parlementaire des budgets alloués, fixerait les objectifs de dépenses et donnerait les directives d’utilisation des soins en tenant compte des contraintes budgétaires. Etant déchargés de paiement à l’acte et des frais de fonctionnement de nos cabinets, nous pourrions effectuer notre mission sanitaire de service public sous la menace de sanctions collectives ou individuelles en cas de manquement aux directives. Depuis des années, je me dis que la lecture des différents textes conventionnels ne me poserait aucun problème si j’étais un médecin anglais. Seulement cette fonctionnarisation, nous devons la demander nous-mêmes, l’exiger, au nom de l’intérêt collectif. On ne nous la donnera pas spontanément, car le système actuel est politiquement beaucoup plus commode. Les vrais responsables de cette politique ne sont pas sous le feu direct des malades. Le seule responsable in fine de la santé des individus reste le médecin. Mais attention, si nous différons cette exigence, notre statut social se sera tant dégradé que nous ne pourrons plus prétendre au salaire d’un médecin conseil. Confrères, prenez conscience que la socialisation de notre société est intangible, car normalement indiscutable. Il faut exiger que nos « partenaires » aillent au bout de leur logique. Sinon préparez-vous à souffrir !

Dr Hervé Carter - Paris -
Compte tenu de notre perplexité, le Dr Hervé Carter a accepté de se prêter au jeu des questions réponses. Réflexion politique et philosophique originale sur la place des médecins dans le système libéral - Cliquez sur ces lignes pour les questions réponses.

 

 



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